CNEWA Canada

Secourir les plus démunis en Inde

L’abbé Abraham Areeparambil, directeur de la Malnad Social Service Society (Inde) nous a fait parvenir le message suivant :

Au mois d’avril dernier, notre centre d’aide a reçu un appel qui nous a vraiment ébranlé. Une personne a demandé s’il pouvait déménager sa famille dans un des camps de confinement aménagé pour protéger la population contre la pandémie.  Je lui demanda : « Avez-vous des symptômes de COVID-19? » Et le demandeur de répondre : « Non, mais là on aurait au moins accès à trois repas par jour, alors qu’ici on crève de faim. »

Il y a quelques mois bien avant la pandémie, j’entendais un commentateur dire combien il était fier du progrès économique et du développement général réalisé dans le monde ces dernières années.  Je me souviens très bien de ce moment-là car je n’étais pas tout à fait d’accord avec lui. Maintenant tout a basculé et nous ne savons plus ce qui nous attend…

La question que nous nous posons tous et qui nous cause tant d’anxiété est la suivante : « Où cette situation sans précédent nous conduira-t-elle ? »

Toutes les parties de la société sont affectées mais ce sont les plus vulnérables qui subissent les coups les plus durs, surtout ceux et celles qui avaient déjà de la difficulté à se nourrir, les personnes âgées et les personnes handicapées.

Les personnes qui n’ont pas accès aux biens de premières nécessités – l’eau, la nourriture et un toit où se loger – souffrent encore davantage.

L’Église cherche à trouver de nouveaux moyens de communiquer et de rejoindre les personnes dans le besoin durant cette période difficile. Des rencontres de prière et d’adoration, et même des messes, sont organisées pour de très petits groupes, sans la participation de la grande communauté des fidèles. Avec l’aide de catéchètes et de bénévoles, plusieurs activités ont lieu par internet…des conférences, des séances de formation biblique et des jeux questionnaires dans le but d’animer et de soutenir la foi des fidèles.

Avec la permission des autorités locales, des bénévoles aident le service de bienfaisance de l’éparchie catholique syro-malabare de Bhadravathi à préparer et à distribuer des boîtes de nourriture et autres articles de première nécessité aux personnes dans le besoin : des masques, des produits de nettoyage et désinfectant pour les mains.  Nos services sont également appelés à fournir d’autres formes d’aide aux malades et aux personnes handicapées.

En plus d’aider les jeunes mamans et leurs bébés, nous cherchons également à aider les enfants qui ont besoin de notre aide. Réaliser ces bonnes œuvres nous donne de l’élan, renforcit notre ardeur missionnaire et notre désir d’agir en véritables disciples du Christ.

Ce virus nous rappelle combien notre humanité est liée et fragile. Le COVID-19 frappe tout le monde sans distinction quant à la couleur de notre peau, notre religion ou notre nationalité. Nous pouvons tous être frappés que nous soyons riches ou pauvres, personnes influentes ou ordinaires.

Ce virus nous a également appris quelques leçons. Cette pandémie nous a permis de constater qu’il vaut mieux vivre en toute simplicité que de rechercher l’extravagance. Elle nous a permis de prendre davantage conscience de l’importance de la famille et comment elle peut faire une grande différence dans nos vies. La pandémie nous a donné des exemples concrets de ce qu’on appelle « Église domestique ». Elle nous rappelle que malgré tous les progrès réalisés au 21e siècle, nous demeurons toujours très vulnérables, même aux petites choses invisibles.

Ces événements doivent nous servir de leçon pour l’avenir : Aimer et prendre soin les uns des autres; traiter tout le monde de manière égale, sans discrimination; accepter nos limites et nos faiblesses; et nous engager personnellement à servir Dieu.

« Aimer Dieu et son prochain » , voilà ce à quoi nous sommes appelés.

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