Le 18 juin 2026, le pape Léon XIV a reçu les participants à la 99e assemblée plénière de la ROACO dans la Salle Clémentine du Palais apostolique.
La ROACO réunit les organismes catholiques — dont la CNEWA, représentée par son président Mgr Peter Vaccari et par Mme Adriana Bara, directrice nationale de CNEWA Canada — qui soutiennent les Églises catholiques orientales au Moyen-Orient, en Europe de l’Est, en Inde, en Afrique de l’Est et dans d’autres régions où ces anciennes communautés chrétiennes continuent de témoigner de l’Évangile, souvent dans des conditions extrêmement difficiles.
La réunion de la ROACO de cette année s’est tenue à l’intérieur d’une visite de trois jours de membres de l’équipe de CNEWA Canada à Rome dans le cadre des célébrations du centenaire de CNEWA au service de l’Église. Durant leur séjour à Rome, les membres du personnel de CNEWA Canada ont pu se rendre au Dicastère pour les Églises orientales ainsi qu’au bureau de CNEWA à Rome, et ont pu participer à une messe célébrée par Mgr Peter Vaccari en l’église du Saint-Esprit.
La réunion de la ROACO de cette année a porté sur la formation du clergé et des moines dans les séminaires et collèges orientaux. Dans son allocution, le pape Léon XIV a rappelé aux participants que « venir en aide à une Église ne signifie pas seulement lui fournir les moyens matériels de subsistance, mais aussi l’aider à grandir dans son identité et dans sa force évangélisatrice qui reposent sur la formation des ministres appelés à en diffuser les richesses spirituelles ».
« On ne peut préserver l’Orient chrétien que si on le connaît. »
Pape Léon XIV
Le Pape a évoqué avec une profonde reconnaissance la richesse des Églises catholiques orientales. « Notre Mère l’Église est donc unie, mais non uniforme », nous dit le Pape. L’Orient chrétien, a-t-il affirmé, contient diverses traditions spirituelles et théologiques, des rites et disciplines variés, des trésors spirituels et des formes de prière qui enrichissent l’Église catholique tout entière. « On ne peut préserver l’Orient chrétien que si on le connaît », a déclaré le pape Léon XIV. « En perdre la connaissance revient à appauvrir l’Église. » Voilà pourquoi le Saint Père a souligné l’importance de la formation : former des prêtres, des moines, des séminaristes et de futurs responsables capables de perpétuer la foi, les traditions et l’héritage spirituel de leurs Églises. Le Pape a également rappelé aux membres de la ROACO que l’action caritative doit être enracinée dans la prière, les sacrements et une foi vivante.
Dans la seconde partie de son discours, le pape Léon XIV a évoqué les souffrances des chrétiens de l’Orient, en particulier ceux du Moyen-Orient. Il a dénoncé la tragédie de la guerre et l’instabilité qu’elle engendre, affirmant que la guerre « ne résout pas les problèmes mais engendre des tragédies ».
Dans l’un des moments les plus forts de son discours, le Saint-Père a fait le contraste entre le travail des organisations humanitaires et de leurs bienfaiteurs et les agissements de ceux qui attisent les conflits : « Alors que vous donnez la vie, eux sèment la mort ; tandis que vous tendez la main à votre frère, eux cherchent des ennemis à écraser ; tandis que vous créez le dialogue, eux recherchent le monologue ; tandis que vous tracez des voies d’espoir, eux enferment les peuples dans la peur ; tandis que vous bâtissez l’avenir, eux détruisent le présent. »
« Alors que vous donnez la vie, eux sèment la mort »
Pape Léon XIV
Le pape Léon XIV a qualifié la précarité qui naît de la guerre de « fléau » un mal qui continue d’épuiser la vitalité des communautés chrétiennes d’Orient. Il a évoqué des pays où l’emploi est précaire, les salaires irréguliers, les soins de santé fragiles et l’éducation incertaine. De telles conditions, a-t-il souligné, pèsent particulièrement sur les familles, les enfants, les jeunes, les personnes âgées et les malades, contraignant nombre d’entre eux à quitter leur terre natale.
Le Saint-Père a fait appel aux consciences et a appelé les dirigeants à prendre des décisions sages et responsables pour prévenir la guerre et l’instabilité. Ces tragédies, a-t-il rappelé, ne sont pas inévitables ; elles sont le fruit de choix humains et impliquent donc une responsabilité morale.
Au terme de son allocution, le pape Léon XIV a remercié les membres de la ROACO ainsi que leurs nombreux donateurs qui continuent, au nom de l’Évangile, de répondre à la souffrance par la charité, l’espérance et une aide concrète.
Pour CNEWA Canada, ces paroles du Pape constituent à la fois un encouragement et une mission. Grâce à la générosité de nos bienfaiteurs, nous continuons de soutenir les Églises orientales, leur clergé, leurs communautés religieuses, leurs séminaristes, ainsi que les familles et les communautés locales les plus vulnérables. Toutes ces personnes sont des signes de foi et d’espérance dans des lieux marqués par la guerre, la pauvreté et l’incertitude.
Dans un monde dans lequel plusieurs sèment la mort, la mission de CNEWA est de contribuer à faire naître la vie — par la prière, la solidarité et l’amour en action.


